Jean-Louis Boussingault est un artiste peintre, graveur et illustrateur français, né à Paris.
Au début des années 1900, il fréquente l’Académie Julian, puis l’Académie de la Palette, où il se lie d’amitié avec André Dunoyer de Segonzac. L’été 1908, accompagné de ce dernier et d’un cercle d’amis artistes, il séjourne à Saint-Tropez pour peindre en groupe. Pendant un temps, Boussingault partage même un atelier parisien avec Dunoyer de Segonzac.
Il expose pour la première fois en 1909 au Salon des Indépendants. En mai 1910, il inaugure, aux côtés d’André Dunoyer de Segonzac et de Luc-Albert Moreau, la nouvelle galerie Barbazanges avec une exposition de dessins.
En 1914, son portrait est réalisé par Bernard Boutet de Monvel. Cette même année, il collabore à La Gazette du Bon Ton en illustrant une robe de Paul Poiret. Ce dernier, impressionné, lui confie la création d’un important ensemble décoratif pour ses boutiques et le surnomme « le nouveau Constantin Guys ». Boussingault collabore également à Le Témoin, hebdomadaire illustré fondé par Paul Iribe.
Rattaché au courant figuratif de l’art décoratif, il travaille principalement sur commande.
Une exposition hommage lui est consacrée du 10 mars au 23 avril 1944 au musée des Arts décoratifs.
Ce portrait de jeune femme, réalisé en 1923, incarne avec justesse l'esthétique Art Déco par la sobriété stylisée de ses formes et la simplification des volumes passés au prisme du modernisme décoratif. Ce mélange de rigueur géométrique et de sensualité discrète est emblématique de l'esprit Art Déco des années 1920.
Période de pleine maturité pour Boussingault. Les portraits de nus à cette époque étaient prisés des collectionneurs modernes. Peu d’œuvres de ce format et de cette qualité apparaissent aujourd’hui sur le marché.