Henry Ottmann

5 500,00 €

(1877-1927)

La toilette             

Huile sur toile signée     

73 x 60,50 cm

 

(1877-1927)

La toilette             

Huile sur toile signée     

73 x 60,50 cm

 

Henry Ottmann est un artiste français post-impressionniste né à Ancenis. Il fut élève à l’académie Julian à Paris. Il commence sa carrière en Belgique où il expose pour la première fois en 1903 à La Libre Esthétique avant de s’installer à Paris, où il participe dans des salons prestigieux comme le Salon des Indépendants (1905) et le Salon d’Automne, au salon de la Société nationale des beaux-arts et au salon des Tuileries. Il y connaît un grand succès dans les années 1920. Il est connu pour ses natures mortes, ses nus et ses scènes modernes aux tons translucides et aux compositions ambitieuses. Il a exposé dans les galeries Durand-Ruel et Marcel Bernheim. Ottmann meurt tragiquement en 1927 à la suite d’un accident de voiture. Sa disparition sera suivie d’une exposition rétrospective à la Galerie George Petit en 1928. Il est présent dans les collections du musée national d’art moderne Georges Pompidou, du musée d’Orsay, des musées des beaux-arts de Rouen et de Nantes

Cette œuvre provient de la collection d’ Ardeshir Zahedi 1928-2021, qui vécut à Montreux depuis son exil d’Iran en 1979.

Ministre des affaires étrangères d’Iran, et ambassadeur d’Iran en Grande Bretagne et aux Etats uni, il devint gendre du shah d’Iran en épousant en 1957 la princesse Shahnaz Pahlavi, fille unique du Shah. Il fut un des principaux conseiller du shah d’Iran dont il accompagna la mort en exil en 1980.

Il vécut villa des roses à Montreux, lieu de vie de rencontres diplomatiques de visites de tous les dirigeants de ce monde : roi Fouad, Aga Khan, Richard Nixon..

Zahedi fut aussi proche de huit présidents américains successifs. S’il restera comme celui qui rendit possible une longue et solide lune de miel entre l’Iran et les Etats-Unis, son nom était surtout devenu synonyme d’une certaine époque, lorsque diplomatie, business et paillettes d’Hollywood se côtoyaient sans aucun complexe. Ne trouvant lui-même rien à redire à ceux qui le qualifiaient d'«ambassadeur play-boy», il organisa dans l’ambassade d’Iran à Washington des réceptions qui firent sa légende.

Flamboyant, irrésistible, extravagant… Entretenant une liaison avec Liz Taylor (ils furent à deux doigts de s’épouser, dit un des biographes de l’actrice), il accueillait dans les luxueux locaux de l’ambassade des habitués, comme Jacqueline Kennedy Onassis, Barbra Streisand, Liza Minnelli, Henry Kissinger, Andy Warhol ou Frank Sinatra. Lorsque l’Iran bascula en une République islamique, avec l’arrivée de l’ayatollah Khomeiny en 1979, les représentants des nouveaux maîtres du pays mirent une dizaine d’heures à vider, une par une, les 4000 bouteilles d’alcool qui s’entassaient dans les caves de la représentation diplomatique…

5500 €